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Blog sur la restauration du tableau réalisé par Villeneuve en 1852 d’après Picot, « La Prise de Calais par le Duc de Guise en janvier 1558 ».

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Datant du XVIIIème siècle l’autel de l’ancienne église Saint-Pierre est depuis décembre 2005 exposé, provisoirement, dans le transept Saint-Jacques de l’église Notre-Dame de Calais.

Dans un très bon état de conservation, ce mobilier est l’un des rares témoins de l’ancienne église Saint-Pierre.

Historique sur l’église Saint-Pierre

Cette église fut l’une des premières construction élevée sur le territoire de Calais. Elle desservait l’antique « Prêtresse », noyau du futur faubourg « Saint-Pierre » : il en est fait mention dès 960 lors de la signature d’une chartre avec l’abbaye de Saint-Bertin à Saint-Omer.

La base de la tour-porche, en moellons de grès, datait de cette période, son couronnement percé de fenêtres ogivales jumelées remontait vraisemblablement au XIVème siècle. Le reste de l’édifice, remanié au XVIIème siècle, formait une nef et un petit bas-côté.

L’église Saint-Pierre servit au culte paroissial jusqu’en 1870, date à laquelle l’église de la place Crévecoeur fut inaugurée. La vénérable construction abrita alors les offices données pour les pensionnaires de l’hospice voisin.

En 1882, sous le majorat de Paul Van Grutten, l’église et l’hospice sont malheureusement démolis pour permettre la construction d’un hôpital.

L’autel aurait été déposé alors dans la chapelle des « Petites Soeurs des Pauvres » jusqu’en 1912 puis à nouveau déplacé vers l’église provisoire Sainte-Germaine de Pont-du-Leu. En 1934, ce dernier édifice est remplacé par l’église actuelle dont le bas-côté gauche abrita le meuble jusqu’en 2000.

L’autel de l’ancienne église Saint-Pierre est un ouvrage en chêne rechampi blanc et doré. Il a été réalisé au début de XVIIIème siècle dans un esprit baroque mesuré en faveur à cette époque en France. Son modèle est à rapprocher de celui du très beau maître-autel surmonté d’un tabernacle de l’église de Tournehem.

Le coffre, orné en son centre d’une figure de l’agneau pascal, est surmonté d’un ensemble tabernacle-monstrance. La monstrance est un dispositif comportant une niche dont le plancher pivotant présente ici trois façades différentes à pilastres et miroirs. Ce type d’autel était utilisé dans les couvents de femmes à une époques où seul un prêtre pouvait manipuler les vases sacrés.

L’aumônier du couvent plaçait l’hostie dans l’ostensoir, à l’intérieur de la niche, et il suffisait aux religieuses de faire pivoter le dispositif pour procéder à l’exposition de Saint-Sacrement.

De chaque côté de la niche sont posés, sur des petites consoles, deux anges en prière. Des coeurs sont appliqués sur les faces latérales du tabernacles : à gauche, un coeur ceint d’une couronne d’épines, le Sacré-Coeur, à droite, un coeur couronné figurant celui de la Vierge. Les deux volutes formant le fond du tabernacle sont décorées d’épis de blé et de grappes de raisins en rappel des paroles de la consécration. A chacune de ses extrémités une fleur de lys repose sur un socle.

A la base du retable court un bandeau où sont fixés des petits reliefs en pâte à bois représentant des épis et grappes avec, au centre, trois têtes d’angelots.

L’ensemble est surmonté d’un dais à quatre volutes sculptées supportant la statue d’un pélican. Le pélican, oiseau héraldique, est représenté debout dans son aire, ailes déployées et se perçant du bec la poitrine d’où s’échappent quelques gouttes de sang que boivent ces trois petits. Il est le symbole du Christ nourrissant ses disciples de sa chair et de son sang.

Deux angelots tenant une couronne royal ornaient la corniche du tabernacle. Visibles sur des photographies de 1934 ils ont disparu depuis.

Avec le crucifix qui se trouve au Musée de Guînes et une statue de Sainte-Anne à la Vierge et à l’enfant, cet autel est tout ce qui nous reste de l’église Saint-Pierre. Pour des raisons de sécurité et de conservation, il avait été transporté vers l’église Notre-Dame provisoire et restauré par les soins des « Amis du Vieux-Calais ».

Ce Tableau du XVIIIe siècle, absent depuis la fin de la guerre, vient de retrouver sa place, près des fonts Baptismaux.

C’est en cette fin d’après-midi du vendredi 16 septembre 2005 que cette toile « Le Baptême du Christ » retrouva enfin sa place.
La toile fortement endommagée était à l’abri dans les réserves du musée des Beaux-Arts de Calais. Cinq mois de restauration furent nécessaires au restaurateur, Alain Bouchardon, pour rendre à cette oeuvre toutes ses couleurs.
C’est aussi, grâce à ce long travail de patience que l’oeuvre livra son secret : En effet l’auteur du tableau et la date de création de celui-ci était jusqu’alors inconnus. Aujourd’hui nous savons que Georges-Louis de Roose l’a réalisé en 1762.

Le tableau de Gérard Seghers est enfin restauré et accessible aux visiteurs.
Trois mois, c’est le temps qu’il aura fallu consacrer pour rénover la couche picturale de cette oeuvre du XVIIe attribuée au peintre Gérard Seghers peintre de l’école d’Anvers.
Les deux restauratrices, Catherine Huisse et Marie Bégué, ont su rendre à cette toile tout l’éclat et sa chaleur d’antan et ceci pour le plus grand plaisir des visiteurs de Notre-Dame.
La toile du maître rejoindra bientôt l’arrière de l’autel en attendant la restauration du choeur.

Le tableau de Gérard Seghers est enfin de retour à l’église Notre-Dame de Calais.

Il aura fallu attendre 65 ans pour que cette oeuvre classée monument historique retrouve sa place dans le lieu qui lui était consacré.

C’est donc ce lundi 4 avril, en soirée, que les portes de l’église se sont ouvertes pour accueillir le « Seghers ».

Ce retour était programmé depuis longtemps puisque dans un premier temps, et ceci grâce aux efforts de l’AMVPAC, les fonds nécessaires à sa restauration devaient être réunis.

Le tableau fut dans un deuxième temps confié aux ateliers de monsieur Guillaume Bénard-Tertrais, restaurateur et spécialiste du réentoilage. Le châssis fut également rénové par cet artisan parisien.

Dans un troisième temps, à partir du 20 avril, la rénovation se portera sur la couche picturale.

Ce minutieux travail qui redonnera tout son éclat au tableau, sera exécuté par la restauratrice Catherine Huisse.

Des groupes scolaires pourront, grâce à des visites organisées, venir admirer le tableau et observer ce travail de restauration.

Jeudi 17 février 2005 Monsieur Guillaume Bénard-Tertrais, chargé de la restauration de la toile sur Paris, faisait un second passage à Calais pour cette fois récupérer l’ancien châssis qui soutenait jadis la toile du maître.
Il faut noter que ce châssis, vieux de plus d’un siècle, n’est pas celui d’origine.
Ce qui surprend, également, c’est le très bon état de conservation, les quelques éléments manquants seront fabriqués par le restaurateur et l’ensemble du cadre sera traité au fongicide.

En mars de cette année, après avoir réintégré l’église Notre-Dame de Calais, le tableau de Seghers sera retendu sur le châssis puis l’ensemble de l’oeuvre sera placé entre le choeur et la nef dans l’attente d’une restauration picturale.

La restauratrice, Catherine Huisse, commencera son travail de reconstitution sur la peinture fin avril ou début mai et ceci, pour trois à quatre mois.

Rappel sur les dimensions de la toile : 4,87 m de hauteur pour 3,17 m de largeur.