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À retirer le samedi 16 juin 2018 à la fin de la cérémonie de baptême

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École Sup. Arts Saint-Luc

Blog sur la restauration du tableau réalisé par Villeneuve en 1852 d’après Picot, « La Prise de Calais par le Duc de Guise en janvier 1558 ».

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En attendant de retrouver son emplacement d’origine (sur le tabernacle du retable) la croix du Christ est accrochée provisoirement sur l’un des murs de Notre-Dame.

Cette oeuvre, datant du 17e siècle, classée aux monuments historiques était stockée depuis un certain nombre d’années dans les réserves du musée de Calais.

Il aura fallu toute la patience et l’expérience de David Grigny, restaurateur lillois, pour redonner à ce Christ en ivoire tout son éclat.
De nombreux week-ends furent nécessaires pour restaurer l’ivoire (remplacement de certaines parties trop abîmées, réalisation d’une main droite, etc).

Ce Christ fût donné à l’Eglise Notre-Dame après la révolution.

Il est constitué d’un seul morceau d’ivoire, mesurant de la tête aux pieds 49 cm et d’une main à l’autre 44 cm.
Hauteur de la croix 1 m.

Le visage du Christ est l’expression la plus frappante de la souffrance.

A la place du Christ se trouvait, dans le temps, un pélican.

C’est au cours de la conférence de presse ayant pour thème « Quel avenir pour l’église Notre-Dame » que Jacky Henin, Maire de calais et Michel Lenglin adjoint au tourisme et au Patrimoine Historique ont officiellement annoncé le projet concernant la restauration du choeur.

Les travaux commenceront en 2008 pour s’achever vers 2011.

Lors de la conférence de presse.

De nombreux journalistes, Jacques Philippon, conservateur régional des monuments historiques, Monseigneur Jaeger Evêque d’Arras, Boulogne, SaintOmer, Monsieur Lionel Dubois architecte en chef des monuments historiques, les membres de l’association AMVPAC et de nombreux invités étaient présents lors de cette annonce officielle.

Fin 2004, l’amvpac, la ville de Calais, les élèves de BTS force de vente du lycée Sophie-Berthelot se sont associés pour lancer une souscription dans le but de trouver les fonds nécessaires à la restauration de cette sculpture.
Le devis était de 17 667,31 euros.
Les dons récoltés au niveau local furent, ne le cachons pas, décevant soient 1 290,39 euros.
Cette somme provient pour moitié de Calaisiens (parmi eux cinq commerçants), des amis du musée, le reste des dons provient du Boulonnais, de la France entière et même d’outre-mer.
Mais sans la contribution généreuse, de 15 260 euros, versée par un mécène Calaisien, qui a souhaité garder l’anonymat, l’oeuvre n’aurait jamais pu être restaurée.

Les travaux de restauration pouvaient enfin démarrer !

Détails avant restauration
Les deux restauratrices parisiennes, Virginie Deschamps et Renée Perea venaient (pour une durée estimée à trois semaines) de commencer ce travail dans les réserves même du musée de Calais.

Extrait de la note de synthèse des deux restauratrice :

Objet
Groupe sculpté du XVIIe siècle représentant la Mise au Tombeau. L’ensemble est composé de 7 statues en pierre calcaire recouvertes d’un badigeon gris et conservées dans les réserves du musée des beaux-arts et de la dentelle de Calais. La restauration de cet ensemble s’inscrit dans le cadre de sa nouvelle présentation dans une niche de l’église Notre Dame de Calais avec une reconstitution du tombeau en pierre.
Dimensions :
Christ (L : 1,22 m / l : 0,30 m),
Ste femme au pot (L : 0,80 m / l : 0,32 m),
Ste femme mains jointes (L : 0,82 m / l : 0,40 m),
St Joseph d’Arimathie (L : 1,16 m / l : 0,32 m),
Nicodème (L : 0,98 m / l : 0,33 m),
Vierge (L : 0,84 m / l : 0,40 m),
St Jean (L : 0,67 + 0,23 m / l : 0,38 m).
Ainsi la pierre tombale sur laquelle repose le christ pourrait avoir pour dimensions minimales : H : 0,25 m / L : 1 ,50 m / l : 0,35 m.

Etat de conservation
L’état de conservation du groupe semble s’être dégradé depuis 1939-1945, date à laquelle il était encore présenté dans l’église. On constate en effet un empoussièrement général, quelques éléments cassés (les pieds du Christ notamment), des bouchages vieillis et des restes de plâtre de scellement liés à l’ancienne présentation. Mais ce sont principalement les traces d’auréoles, la pulvérulence des surfaces et le déplacage du badigeon, liés à une exposition aux intempéries, qui semblent les plus préoccupantes. En effet, une analyse de la poudre recueillie à la surface du Christ indique une proportion importante de sels dont la sortie semble avoir été favorisée par le changement d’environnement climatique de l’oeuvre. L’état de dégradation du Christ semble être la plus avancée, probablement en raison de sa position horizontale, plus sujette à la stagnation de l’eau. On relève enfin quelques restes de polychromie ainsi qu’un bouche-pore jaune.

Traitement
Dans un premier temps les oeuvres ont été dépoussiérées au pinceau sous aspiration. Le badigeon gris qui les recouvrait et empattait les volumes a été supprimé au scalpel après ramollissement préalable. La pierre a ensuite été consolidée par application d’un silicate d’éthyl. Enfin le dessalement des oeuvres a été réalisé par l’application successives de compresses de pulpe de cellulose imbibées d’eau déminéralisée. Les sels présents dans la pierre ont ainsi été dissous dans l’eau déminéralisée et après assèchement des compresses, ils sont restés emprisonnés dans la pulpe de cellulose.
Après les travaux réalisés dans le niche de l’église, le groupe a été reposé : les saintes femmes et Saint Jean à l’arrière, Joseph d’Arimathie et Nicodème sur deux avancées latérales et le Christ, placé sur un tombeau en pierre. Les finitions ont été réalisées sur place : petits bouchages et collages puis retouches à l’aquarelle.

Conclusion
La restauration du groupe a permis de stopper la dégradation de la pierre et de redécouvrir la finesse des détails sculptés : manches à crevé, turbans, boutons, barbes ondulantes et musculature sensible.
Elle a aussi redonné aux Calaisiens la possibilité de se réapproprier un groupe à l’iconographie rare et inaccessible depuis 50 ans.

La restauration de la niche et du socle :

La restauration de la niche et la réalisation du socle ont été confiées à la société Sotrasen, dirigée par Jacques Melin.

« A l’origine, le Saint-sépulcre se trouvait dans la nef latérale, très en hauteur » précisait Monsieur Dominique Darré, secrétaire de l’amvpac, autrement dit pas très visible. Cette fois ci, c’est une niche du transept Saint-Jacques, beaucoup plus accessible au public, qui recueilleras la mise au tombeau.

Découvrez grâce à cette visite virtuelle la partie non restaurée et interdite au public de l’église Notre-Dame de Calais.

Pourquoi interdite au public ?
Cette église, construite sur une période s’étalant du XIIe au XIVe siècle, ayant subi d’importants dégâts durant la seconde guerre mondiale, n’est pour l’instant que partiellement reconstruite. Cette deuxième partie, interdite au public, que représente le choeur, le retable et la Chapelle de la Vierge sont depuis près de 60 ans toujours en attente d’une rénovation qui rendrait, enfin, à cet édifice toute sa splendeur.

A noter que le 7 avril 1921 était célébré, dans cette église, le mariage du Capitaine Charles de Gaulle et d’une calaisienne Yvonne Vendroux.

La visite virtuelle et les avantages d’Internet
Voici donc un exemple de service Web qui offre de nouvelles perspectives pour de nouveaux champs d’application grâce à un contenu multimédia attractif et interactif.

Cette application vous offre la possibilité d’avoir un « vrai » déplacement dans un lieu entièrement photographié.

(9 400 photographies composent cette visite virtuelle) Vous pourrez donc piloter réellement vos déplacements, c’est-à-dire que vous pouvez vous déplacer dans la direction de votre choix (tous les mouvements tels qu’avancer, reculer, marcher en crabe, tourner à droite ou à gauche, tourner sur soi-même dans un sens ou dans l’autre, lever ou baisser la tête sont possibles) dans la limite de la zone photographiée.

Un plan détaillé vous permet de vous situer dans l’édifice.

Sans attendre les journées du Patrimoine, visiter à votre rythme, la partie interdite au public en cliquant sur ce lien :

La visite virtuelle

Bonne visite.

Datant du XVIIIème siècle l’autel de l’ancienne église Saint-Pierre est depuis décembre 2005 exposé, provisoirement, dans le transept Saint-Jacques de l’église Notre-Dame de Calais.

Dans un très bon état de conservation, ce mobilier est l’un des rares témoins de l’ancienne église Saint-Pierre.

Historique sur l’église Saint-Pierre

Cette église fut l’une des premières construction élevée sur le territoire de Calais. Elle desservait l’antique « Prêtresse », noyau du futur faubourg « Saint-Pierre » : il en est fait mention dès 960 lors de la signature d’une chartre avec l’abbaye de Saint-Bertin à Saint-Omer.

La base de la tour-porche, en moellons de grès, datait de cette période, son couronnement percé de fenêtres ogivales jumelées remontait vraisemblablement au XIVème siècle. Le reste de l’édifice, remanié au XVIIème siècle, formait une nef et un petit bas-côté.

L’église Saint-Pierre servit au culte paroissial jusqu’en 1870, date à laquelle l’église de la place Crévecoeur fut inaugurée. La vénérable construction abrita alors les offices données pour les pensionnaires de l’hospice voisin.

En 1882, sous le majorat de Paul Van Grutten, l’église et l’hospice sont malheureusement démolis pour permettre la construction d’un hôpital.

L’autel aurait été déposé alors dans la chapelle des « Petites Soeurs des Pauvres » jusqu’en 1912 puis à nouveau déplacé vers l’église provisoire Sainte-Germaine de Pont-du-Leu. En 1934, ce dernier édifice est remplacé par l’église actuelle dont le bas-côté gauche abrita le meuble jusqu’en 2000.

L’autel de l’ancienne église Saint-Pierre est un ouvrage en chêne rechampi blanc et doré. Il a été réalisé au début de XVIIIème siècle dans un esprit baroque mesuré en faveur à cette époque en France. Son modèle est à rapprocher de celui du très beau maître-autel surmonté d’un tabernacle de l’église de Tournehem.

Le coffre, orné en son centre d’une figure de l’agneau pascal, est surmonté d’un ensemble tabernacle-monstrance. La monstrance est un dispositif comportant une niche dont le plancher pivotant présente ici trois façades différentes à pilastres et miroirs. Ce type d’autel était utilisé dans les couvents de femmes à une époques où seul un prêtre pouvait manipuler les vases sacrés.

L’aumônier du couvent plaçait l’hostie dans l’ostensoir, à l’intérieur de la niche, et il suffisait aux religieuses de faire pivoter le dispositif pour procéder à l’exposition de Saint-Sacrement.

De chaque côté de la niche sont posés, sur des petites consoles, deux anges en prière. Des coeurs sont appliqués sur les faces latérales du tabernacles : à gauche, un coeur ceint d’une couronne d’épines, le Sacré-Coeur, à droite, un coeur couronné figurant celui de la Vierge. Les deux volutes formant le fond du tabernacle sont décorées d’épis de blé et de grappes de raisins en rappel des paroles de la consécration. A chacune de ses extrémités une fleur de lys repose sur un socle.

A la base du retable court un bandeau où sont fixés des petits reliefs en pâte à bois représentant des épis et grappes avec, au centre, trois têtes d’angelots.

L’ensemble est surmonté d’un dais à quatre volutes sculptées supportant la statue d’un pélican. Le pélican, oiseau héraldique, est représenté debout dans son aire, ailes déployées et se perçant du bec la poitrine d’où s’échappent quelques gouttes de sang que boivent ces trois petits. Il est le symbole du Christ nourrissant ses disciples de sa chair et de son sang.

Deux angelots tenant une couronne royal ornaient la corniche du tabernacle. Visibles sur des photographies de 1934 ils ont disparu depuis.

Avec le crucifix qui se trouve au Musée de Guînes et une statue de Sainte-Anne à la Vierge et à l’enfant, cet autel est tout ce qui nous reste de l’église Saint-Pierre. Pour des raisons de sécurité et de conservation, il avait été transporté vers l’église Notre-Dame provisoire et restauré par les soins des « Amis du Vieux-Calais ».